top of page

L’anxiété de haut niveau : quand tu performes malgré un trouble

Dernière mise à jour : 2 févr.


Cette anxiété qui m’a menée à l’épuisement


L’anxiété prend de nombreuses formes. Aujourd’hui je souhaite simplement te partager mon vécu personnel avec ce qui est reconnu comme anxiété de haut niveau (aka. “high-functioning anxiety”).


J’ai souffert d’anxiété dès le plus jeune âge. Lorsque j’étais en pré-maternelle, je me souviens ne pas vouloir aller au lit le soir sans avoir “listé mes problèmes du jour” à mes parents - tous deux dépités par les souffrances que pouvait ressentir un enfant de 4 ans auquel ils souhaitaient évidemment offrir une enfance insouciante et gaie…


Depuis lors, je me suis toujours levée la boule au ventre, apeurée de ce qui allait m’arriver ce jour-là à l’extérieur de la maison ; de ce qu’allaient faire et dire mes collègues de classe ; des éventuelles disputes du jour entres ami.es ; de la difficulté des devoirs d’école ; des exercices imposés au cours de gym ; du menu à la cantine… et j’en passe !


Mais la période la pire arriva lors de mes études, que j’avais choisies pour faire plaisir à ma famille et rendre mon père encore plus fier de sa petite fille première de son école à la sortie du bac. Mon coeur m’appelait vers le métier de psychologue (tiens donc… ;), mais ma tête a opté pour un choix purement rationnel, dénué de tout intérêt. Commencèrent ainsi 5 longues années d’étude à SciencesPo Paris, suivis certes d’une brillante carrière internationale avec tout ce qui va avec, mais accompagnées d’un vide intérieur sidéral.


Comme à mon habitude (on ne change pas une équipe qui gagne), je performais et excellais même, dans tout ce que j’entreprenais. Je m’imposais une pression de dingue pour “y arriver” et grimper toujours plus haut. J’étais tellement prise dans la spirale infernale du “toujours plus” et “jamais assez” envers moi-même qu’après 2-3 ans dans un poste, je m’ennuyais terriblement. Il me fallait cette pression constante, sans relâche, afin que je me sente utile, vivante et stimulée. Dès qu’il y avait trop de journées “cool” au boulot, je devenais folle. Je ne comprenais pas comment mes collègues, eux, pouvaient s’en réjouir et vaquer à leurs occupations personnelles pendant ce temps-là. Autant courir dans tous les sens, déjà qu’on devait être là, 8 heures par jour…!


Lorsque mes ex-collègues ont appris que j’avais fait un épuisement, ils tombaient des nues: “Tu paressais tellement calme, tu donnais l’impression que tout était sous contrôle, tu gérais ton taf d’une main de maître et grimpais les échelons les uns après les autres!”Euh, comment dire… oui mais non, en fait.


J’intériorisais mon stress, mes inquiétudes et mon angoisse. J’avais du mal à accepter de l’aide d’autrui et même à m’ouvrir envers mes amis par peur d’être vulnérable et de paraître faible, d’être incomprise ou perçue comme “Drama Queen” (terme que j’avais entendu dans mon enfance).



La partie immergée de l’iceberg


L'anxiété de haut niveau se caractérise par des symptômes d'anxiété qui, même s'ils n'empêchent pas une personne d'être productive et de fonctionner, peuvent en réalité lui faire vivre des luttes internes typiques de ce trouble, telles que: s'inquiéter excessivement, être constamment agité, avoir des pensées qui s'emballent ou encore avoir le sentiment que quelque chose de grave pourrait arriver.


anxiété de haut niveau iceberg
anxiété de haut niveau iceberg

La principale différence avec les autres troubles anxieux réside dans la façon dont on perçoit et réagit à ces symptômes.


Pour les personnes qui souffrent d’anxiété de haut niveau, il y a généralement une réaction de combat qui implique de travailler plus dur pour essayer de combattre cette anxiété. On pourrait même parler de perfectionnisme.


À l’extérieur, les personnes souffrant d’anxiété de haut niveau semblent:

  • Hautement organisées

  • Avoir le sens du détail

  • Proactives

  • Hautement performantes


Mais à l’intérieur elles:

  • Réfléchissent sans arrêt

  • Se sentent débordées

  • Planifient tout

  • Ont peur de perdre le contrôle

  • Doutent d’elles-mêmes

  • Ont peur de l’échec

  • Ne se sentent jamais à la hauteur

  • N’arrivent pas à se détendre

  • Ont besoin d’être constamment occupées

  • Ont besoin de plaire à tout le monde

  • N’arrivent pas à dire non et à poser leurs limites

  • Ont des difficultés à exprimer leurs émotions

  • Se sentent irritables, épuisées



Comment venir apaiser cette anxiété ?


Si tu te débats actuellement avec l’anxiété, l’épuisement et des douleurs ou malaises chroniques liées à ce stress, cette tension et cette pression perpétuelle (que tu t’infliges peut-être en grande partie seul.e, si tu es comme moi je l’étais…), alors tu es au bon endroit.


Je suis passée par là. J'ai moi-même lutté contre la dérégulation totale de mon système nerveux en faisant face à l'épuisement, à l'anxiété, à la dépression et au syndrome du colon irritable - pour ne citer que quelques symptômes.


Il m'a fallu des années pour reconstituer le puzzle et réussir à me guérir à 100%. Aujourd'hui, je vis ma deuxième vie avec ma famille, dont trois chevaux, sur un terrain de 7 hectares au Portugal.


Tu n’as pas besoin de passer des années à chercher des solutions, comme je l'ai fait - je suis là pour t’aider à guérir plus vite, en passant par le pouvoir inné de guérison et d’apaisement de ce fabuleux compagnon qu’est ton CORPS 🤍


Avec tout mon amour,

Ana

Comments


bottom of page