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Comment le stress et les traumatismes affectent ton cerveau et ton corps

La recherche en neurosciences a montré que les personnes ayant subi un traumatisme ont tendance à activer les zones du cerveau impliquées dans la perception de la peur et à présenter des déficits dans les zones impliquées dans le filtrage des informations pertinentes et non pertinentes, ainsi que dans la perception des sensations corporelles.


L'impact du traumatisme se situe dans la partie du cerveau consacrée à la survie, qui ne revient pas à son état de base une fois la menace passée. Cette partie du cerveau est par définition déraisonnable : on n'arrête pas d'avoir faim en se rappelant à quel point on est gros, et il est assez difficile de se raisonner lorsqu'on est en colère ou anxieux.


Ce qui est intéressant, c’est que les animaux sauvages ne présentent pas de symptômes semblables à ceux du trouble de stress post-traumatique (TSPT) parce qu’ils évacuent leurs traumas sur le champ. Sans cela, ils erreraient, crispés et confus… et ne survivraient pas bien longtemps. Ils se libèrent de leurs traumatismes alors que nous humains, pensons à nos stress / peurs / traumas et les recyclons dans notre esprit 🧠


Nous nous demandons “pourquoi”. Nous élaborons des théories. Nous pensons “si seulement” ou “et si” et les souvenirs douloureux s’installent dans notre corps.


Comme le dit Bessel Van der Kolk, psychiatre-auteur et spécialiste du TSPT, les événements traumatiques sont ancrés dans notre corps comme une image sur une pellicule photo. Et chaque fois que nous pensons à une expérience effrayante, nous l’ancrons plus profondément dans notre corps et notre système nerveux ⚓


Les animaux sauvages eux, trouvent un endroit sûr, traversent le traumatisme du début à la fin et leur système nerveux évacue la frayeur. C’est ce que Peter Levine, fondateur du Somatic Experiencing, a découvert : lorsqu’un traumatisme est contenu et vécu du début à la fin, le système nerveux se décharge de la mémoire. Le cycle du stress est achevé, la boucle est bouclée ♻️


Nous oublions que notre corps dispose lui aussi de cette même “arme secrète” que les animaux sauvages !


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Je tiens à préciser que la réponse de ton corps au stress est là pour t’aider à gérer le défi qui se présente à toi à ce moment-là. À court terme, elle te donne un regain d’énergie et de vigilance dont tu as besoin. Tu peux donc remercier ton corps pour cela (au lieu de lui en vouloir, comme j’ai longtemps pu le faire…) 🙏🏻


Mais lorsque le stress ou traumatisme persiste dans le temps (à travers notamment ces souvenirs douloureux qui s’installent dans notre esprit), il se peut que ton organisme cesse de pouvoir y faire face et que ton système nerveux et cerveau adoptent le “mode survie" comme fonctionnement par défaut alors que le déclencheur initial est passé.


Des évènements comme un traumatisme, un chagrin prolongé ou même un épuisement professionnel peuvent amener ton cerveau à choisir de démarrer en “mode survie”.


Au fil du temps, ces réactions  deviennent des habitudes, te laissant coincé dans une ornière mentale et physique.
Les petites choses du quotidien te semblent  une montagne à gravir.

trauma brain
Impact of past trauma

Ton corps et tes glandes surrénales s’épuisent: ton état physique et mental peut alors très vite se dégrader. Tu peux souffrir des symptômes qui m’ont côtoyé pendant 15 ans :


✨ Inflammations / infections

✨ Douleurs chroniques


✨ Douleurs dorsales et articulaires


✨ Fatigue chronique, voir apathie✨ Irritabilité


✨ Problèmes de sommeil, voir insomnie

✨ Brouillard mental / soucis de concentration

✨ Anxiété, voir dépression


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La bonne nouvelle c’est que si ton corps stocke le problème, il contient également la solution 🙌🏼


La recherche en neurosciences a montré que le seul moyen d'accéder consciemment à ce “cerveau de survie” perturbé est de passer par tes voies intéroceptives, c'est-à-dire par la partie du cerveau qui t’aide à ressentir ce qui se passe au plus profond de toi-même.


D’où l’importance d’apprendre à mettre en place des pratiques douces de conscience corporelle (yoga, méditation, sophrologie, exercices somatiques…) permettant dans un premier temps à ton corps (et seulement ensuite à ton esprit) de se libérer de ses habitudes de tension et de contraction.


Il ne s’agit pas d’être imperméable au stress ou à la douleur, mais d’avoir les outils nécessaires pour traverser ces expériences avec grâce et résilience 🧘🏻‍♀️


C’est grâce à ces pratiques que je me suis guérie de 15 années de douleurs et de maux chroniques, couronnés par un épuisement avec hospitalisation…

Si moi j’en ai été capable, tu l’es aussi !


Aucune tempête ne dure éternellement.

Tu es en sécurité,

Ici et maintenant.

En toi.


Avec tout mon amour,

Ana

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